Blogs, conversion et modernité

Publié le par Pfiffer

L'abus de blogs est mauvais pour la santé morale du chrétien...
En fait, de l'honnête homme tout simplement.
Les blogs et commentaires anti cathos font flores et leur niveau est souvent si affligeant que rien ne m'étonne plus.
Le niveau de formation du moderne sur la religion catholique est tout simplement affligeant. Que l'on trouve une bouillabaisse faussement documentDoncamillo.jpgée et pleine de mauvaise foi boursouflée d'ail dans les discours anti cléricaux, voire carrément anti-cathos, c'est normal. C'est dommage -car à critiquer autant que cela soit avec des arguments nourris d'une vraie culture sur l'objet de la critique- mais cela reste normal.
Imaginez votre serviteur en train de donner son opinion tranchée en matière de physique nucléaire dans ses développements quantiques ou de pêche à la tortue carabosse dans les eaux froides de patagonie septentrionale... Le bon sens commande qu'il ait au moins au préalable essayé de comprendre la cohérence intrinséque de l'atome ou les gestes utiles au lancer manuel du filet dérivant ! C'est un préalable nécessaire qui n'atteint apparemment plus les neurones des commentateurs autorisés sur la religion. Catholique notamment car je crois la connaître un peu. Mais sur toute spiritualité, je suppose que les commentateurs sont tout aussi renseignés ! Oui, quel pitié dans une telle normalité.
En revanche, ce qui est franchement inquiétant et qui motive ce post est la culture moyenne du catholique moderne sur sa propre foi. Il est la plupart du temps au même niveau que son alter ego atheo-outragé (l'athée est continuellement outragé en matière de religion, pire qu'une grenouille de bénitier en matière de cul !) ou agnostico-sentimentaliste. Le nombre de billevesées trouvées sur les blogs en une heure de temps et proférés par ces modernes là fait immédiatement croire à l'existence d'un absolu qui nous dépasse...

La modernité de ce catholique là ? Pour résumer, ce n'est plus au chrétien de convertir et d'ordonner ses comportements selon l'enseignement de l'Eglise.
C'est à l'Eglise de convertir et d'ordonner son enseignement selon les comportements du chrétien.
Pour éviter toute confusion, il convient bien de lire "le catholique moderne". Ne sont spécialement visés ni le progressiste, ni le traditionaliste. Simplement le moderne, celui est à la mode ou qui se croit tel. Le progressiste l'a été longtemps. Sur le reculoir depuis une dizaine d'année, il est convaincu de le redevenir très rapidement dès que l'affreux B XVI aura avalé son extrait de naissance. Le traditionaliste a été parfaitement démonétisé pendant 25 ans pour redevenir peu à peu fréquentable. Dans un certain sens, il est à la mode... Il est convaincu de le rester tant que les grâces du Bienheureux B XVI se répandront sur l'Eglise.
Pourtant, pour l'un comme pour l'autre, et loin de toute mode, l'Eglise est corps du Christ... Et Sa Sainteté Benoit XVI en est le Vicaire au même titre que Pie V, X, XI et XII, que Jean XXIII, Paul VI ou JP two !
Avec de tels disciples, je crains que le Christ n'entende le coq chanter toute la sainte journée.
C'est sûr : la doctrine de l'Eglise n'est pas à la mode, ni celle de droite, ni celle de gauche.
Ni celle du milieu d'ailleurs. Et je crains que  cela ne dure quelque temps !
Je propose d'ailleurs Jean Cocteau comme nouveau père de l'Eglise, à enseigner d'urgence au catéchisme : "la mode c'est ce qui se démode".

Parole de Pikkendorff

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