Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 10:41

Je m'interrogeais récemment avec moi-même...

Pourquoi une gauche ? Pourquoi une droite ?

Ou plutôt qu'est-ce qu'une gauche ? Qu'est-ce qu'une droite ? Je ne parle pas de boxe mais bien de politique.

 

Pour éviter tout malentendu, je ne chercherai pas la fausse objectivité. Je suis de droite. Pas vraiment la financière mondialisée mais pas plus la raciste païenne... Une droite qui doit n'exister que chez moi.

 

En toute cas, une droite réac puisque je suis catho et beaucoup plus sot que tous les maîtres penseurs de notre temps. Ceci étant posé, je ne peux qu'assumer les limites de mon raisonnement.

Il m'est quand même venu une définition à front renversé de ces deux ailes d'un même espace politique.

 

La Gauche est un existencialisme athée s'accrochant comme à un dogme à un déterminisme social.

La Droite est un essentialisme religieux s'accrochant comme à une science à une absence de déterminisme.

 

Parole de Pikkendorff

Par Pfiffer
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 21:49

godwin1.jpgEst-ce que je vous ai dit que je suis catho ?

Je crois que Oui.

J'ai même du dire certains jours de grande colère : Et je vous emmerde !

Si je ne l'ai pas dit, j'ai du le penser.

Ce qui, convenons-en ensemble n'est pas très évangélique. Mais première interrogation : qu'est-ce qui est évangélique ? Les Evangiles ne sont-ils pas que le sous produit philosophique d'une bande de dégénérés du 2ème siècle de l'ère chrétienne...

Enfin, disons plutôt deuxième siècle de cette ère calendaire. C'est quand même plus respectueux de l'autre que cette appellation intégriste du calendrier. Ere chrétienne...

On croit rêver d'entendre encore cela au 21ème siècle. En bon progressiste français, je ne souhaite pas imposer cette occidentalocentrisme et m'excuse de cette relation trop flagrante à de prétendues racines chrétiennes de notre Europe laïque et multiculturelle. L'Europe chrétienne n'a jamais existé que dans l'esprit échauffé de quelques fascistes calotins.

 

Je continue sur le même ton ?

En fait, je ne fais qu'adopter le discours dominant d'une société complétement déboussolée (j'allais dire désorientée mais j'aurais encore fait indirectement référence à cette saleté de chrétienté qui s'est répandue pendant plusieurs siècles comme une peste sur nos beaux territoires européens...).

Et ce discours dominant est tellement convenu désormais qu'il étouffe toute réflexion. Il est ainsi fantastique dans la littérature trouvée sur les forums, sur les blogs de constater que tout un chacun reprend en boucle sans même s'en apercevoir la vulgate de sites ouvertement anti-catho. Ce qui caractérise ce discours ? La relecture a posteriori...

 

Je m'explique. Tous sont d'accord : les évangiles sont au mieux de la fin du 2ème, voire du troisième siècle. En aucun cas ils ne peuvent êre de 60 ou de 80 AD comme l'Eglise date les premières traces de rédaction.

Admettons un instant cette hypothèse puisque je ne suis nullement un savant d'écritures saintes.

Soit dit en passant, nos athées de compétition, si surs d'eux-mêmes, ne sont manifestement pas plus de tels savants puisque même moi, catholique (donc) idiot et naïf, j'ai pu identifier sur les mêmes sites des absurdités sans nom. En fait, si, elles ont un nom, ces absurdités : la haine. Mais cela est une autre histoire...

 

Bref, pourquoi cette différence de datation ? Parce que celle-ci expliquerait que Jésus Christ n'est qu'un concept mis en musique tardivement pour permettre la domination de l'Eglise sur les consciences. Mais de quelle domination ?

A lire les athées, elle est de tout temps. Ah bon ! Et les martyrs des deux premiers siècles à Rome ? A-t-on vraiment écrit au deuxième siècle en pleine persécution une littérature pseudo philosophique novatrice pour permettre une domination quelques siècles plus tard de l'Occident ? Mais ces chrétiens là étaient de véritables Madame Soleil... Madame Soleil machiavélique mais Irma était pourtant bien leur prénom. Se faire trucider le Pape en tête pendant quelques deux siècles pour un concept qui allait permettre  de dominer le monde quelques siècles plus tard, voilà un complot ourdi de main lointaine, voire ancienne !

 

Heureusement que nous avons les athées du 21ème siècle pour nous expliquer cela. Au XIXème et XXème siècle, dans mon camp (puisqu'il paraît que nous n'habitons pas la même maison, étant assigné chez les fous), certains croyaient au complot judéo-maconnique. Le phénomène est peut-être le même... Qui sait ? Ne sommes nous pas tous hommes.

 

Et puis dans le déferlement médiatique de ces derniers jours, il m'est venu un rapprochement obscène. Je vais donc commettre une Godwin en un seul post... Fort, le Pikkendorff !

 

A tous ceux qui dans les sites précédemment stigmatisés dans mon texte, par un mouvement totalitaire de la pensée confiant à une intolérance fréquemment trouvée sur ces sites et dans les forums depuis 3 semaines, oui, à tous ceux-là qui ont trouvé 10.000 arguments contre Benoït XVIème du nom et autres calotins, un petite citation :

 

"Je n'arrive pas à comprendre comment une personne pensant de façon moderne peut, dans l'absolu, trouver dans le christianisme une doctrine adaptée à notre époque."

 

Joseph GOEBBELS, Journal, 14 décembre 1941

 

Le point GODWIN en un post, je suis trop fort. En même temps, il n'est que l'inverse des points godwin de 'vrais' journalistes depuis quelques semaines... L'Express, le Post, l'Obs, le Monde, etc, etc, etc.

 

0-0, balle au centre ?

 

je crois que nous ne sommes même plus dans cette humanité là. Et j'ai peur. Les boucs émissaires n'ont jamais été une réponse. Enfin, sauf Un mais ne relançons pas le débat...

 

Parole de Pikkendorff.

Par Pfiffer
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 16:33

Le débat sur l'identitéfrance-coloniale.jpg nationale me rend béat, c'est certain.
Vous en doutez ? Allez là : Se palucher devant Dark V !

En revanche, la béatitude n'empêche nullement l'hébétude, voir l'incompréhension.

Soyons clairs : derrière ce débat, les forces vives, bien ou mal pensantes, de l'hexagone (figure géométrique à tendance post-nationale) parlent toutes d'un seul et même sujet : les défis que l'immigration pose à notre... hexagone.

Et là, commence l'incompréhension.

En 2010, les forces vives bien pensantes nous louent, toutes en choeur, les avantages de la société multiculturelle, du dépassement du cadre national et étriqué.
J'entends préciser que par forces vives et bien pensantes, il convient de retenir toutes celles du vrai-progrès-de-la-vie-tolérante-qui-chante-l'amour ! Elles sont reconnaissables habituellement par un tel sérieux dans l'amour à porter à autrui et à l'égalité qu'aucun humour ne peut les détourner de leur mission civilisatrice.
Grossièrement, du centre à l'extrême gauche, vous obtenez toutes les palettes de cet aéropage progressiste.

Pour eux, aucun problème à l'horizon. La France est multiculturelle et l'a d'ailleurs toujours été. Toute référence à quelques éléments d'histoire trop chrétiens, ethniques ou gallicocentrés est forcément clivante et, à ce titre, est rejetée contre toute évidence historique.

En 1960, ces mêmes forces expliquaient à la métropole et aux 'européens' d'Algérie que le droit des peuples à l'autodétermination commandait une séparation des départements algériens de l'hexagone. Cette terre était sous autorité française depuis 1830, soit 130 années de présence française. L'Algérie, en 1960, connaissait 30 années de plus de présence 'hexagonale' que Nice ou la Savoie. Mais pour les forces vives bien pensantes, bref progressistes, il était évident que ces départements là n'étaient pas 'hexagonaux'. En tout cas, il ne s'agissait manifestement pas du même peuple puisque l'un pouvait 's'autodéterminer' contre l'autre.
 
Donc en 1960, pour le progressiste, l'évidence était que l'hexagone ne pouvait pas accepter les départements algériens et leurs 10 millions d'habitants. En 2010, pour ce même progressiste, l'hexagone peut accepter toutes les cultures et l'immigration ne pose aucun problème, quelques soit le nombre de migrants.

Je crains un souçon d'idéologie dans ce grand écart.

Un grand écart que l'on retrouve d'ailleurs, en figure exactement inversée, du côté des forces vives mal pensantes...

Or, l'inverse d'un grand écart  reste un grand écart. Sans refaire toute un démonstration absolument parallèle, regardons deux minutes les fils spirituels et la famille de pensée de l'Algérie française.

En 2010, ils nous exposent que l'hexagone est envahi. La France éternelle est atteinte au coeur par l'arrivée massive depuis quelques années de centaines de milliers (de millions ?) d'individus d'origine étrangère, non assimilables.  Différence de culture, différence de religion, autant de raisons invoquées à l'appui d'une intégration impossible.

En 1960, les mêmes ou leurs parents exposaient que les départements algériens pouvaient (devaient) rester français. Ces départements comptaient alors 10 millions de musulmans qui seraient immédiatement devenus pleinement français, citoyens du même hexagone.

Donc en 1960, pour le défenseur de la France éternelle, l'hexagone pouvait immédiatement assimiler 10 millions d'habitants n'ayant ni la même culture, ni la même religion dominante mais en 2010, cela n'est plus possible.

Je crains là encore un soupçon d'idéologie dans ce grand écart.


Bref, ne reste que la droite dite parlementaire, les descendants des gaullistes de 1960 en quelque sorte. Où sont-ils dans ce débat ?

Comme en 1960, ils font le contraire de ce qu'ils disent, et disent le contraire de ce qu'ils font... Vieille tradition de cette droite française qui s'échine à résoudre la quadrature du cercle.

A moins qu'il ne s'agisse du calcul de rodontité de l'hexagone.

Ok, je sors et retourne immédiatement à l'étude de mon droit canonique.
Parole de Pikkendorff

Par Pfiffer
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 10:04

L'abus de blogs est mauvais pour la santé morale du chrétien...
En fait, de l'honnête homme tout simplement.
Les blogs et commentaires anti cathos font flores et leur niveau est souvent si affligeant que rien ne m'étonne plus.
Le niveau de formation du moderne sur la religion catholique est tout simplement affligeant. Que l'on trouve une bouillabaisse faussement documentDoncamillo.jpgée et pleine de mauvaise foi boursouflée d'ail dans les discours anti cléricaux, voire carrément anti-cathos, c'est normal. C'est dommage -car à critiquer autant que cela soit avec des arguments nourris d'une vraie culture sur l'objet de la critique- mais cela reste normal.
Imaginez votre serviteur en train de donner son opinion tranchée en matière de physique nucléaire dans ses développements quantiques ou de pêche à la tortue carabosse dans les eaux froides de patagonie septentrionale... Le bon sens commande qu'il ait au moins au préalable essayé de comprendre la cohérence intrinséque de l'atome ou les gestes utiles au lancer manuel du filet dérivant ! C'est un préalable nécessaire qui n'atteint apparemment plus les neurones des commentateurs autorisés sur la religion. Catholique notamment car je crois la connaître un peu. Mais sur toute spiritualité, je suppose que les commentateurs sont tout aussi renseignés ! Oui, quel pitié dans une telle normalité.
En revanche, ce qui est franchement inquiétant et qui motive ce post est la culture moyenne du catholique moderne sur sa propre foi. Il est la plupart du temps au même niveau que son alter ego atheo-outragé (l'athée est continuellement outragé en matière de religion, pire qu'une grenouille de bénitier en matière de cul !) ou agnostico-sentimentaliste. Le nombre de billevesées trouvées sur les blogs en une heure de temps et proférés par ces modernes là fait immédiatement croire à l'existence d'un absolu qui nous dépasse...

La modernité de ce catholique là ? Pour résumer, ce n'est plus au chrétien de convertir et d'ordonner ses comportements selon l'enseignement de l'Eglise.
C'est à l'Eglise de convertir et d'ordonner son enseignement selon les comportements du chrétien.
Pour éviter toute confusion, il convient bien de lire "le catholique moderne". Ne sont spécialement visés ni le progressiste, ni le traditionaliste. Simplement le moderne, celui est à la mode ou qui se croit tel. Le progressiste l'a été longtemps. Sur le reculoir depuis une dizaine d'année, il est convaincu de le redevenir très rapidement dès que l'affreux B XVI aura avalé son extrait de naissance. Le traditionaliste a été parfaitement démonétisé pendant 25 ans pour redevenir peu à peu fréquentable. Dans un certain sens, il est à la mode... Il est convaincu de le rester tant que les grâces du Bienheureux B XVI se répandront sur l'Eglise.
Pourtant, pour l'un comme pour l'autre, et loin de toute mode, l'Eglise est corps du Christ... Et Sa Sainteté Benoit XVI en est le Vicaire au même titre que Pie V, X, XI et XII, que Jean XXIII, Paul VI ou JP two !
Avec de tels disciples, je crains que le Christ n'entende le coq chanter toute la sainte journée.
C'est sûr : la doctrine de l'Eglise n'est pas à la mode, ni celle de droite, ni celle de gauche.
Ni celle du milieu d'ailleurs. Et je crains que  cela ne dure quelque temps !
Je propose d'ailleurs Jean Cocteau comme nouveau père de l'Eglise, à enseigner d'urgence au catéchisme : "la mode c'est ce qui se démode".

Parole de Pikkendorff

Par Pfiffer
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 17:15

Le positivisme en matière juridique est souvent présenté comme une avancée, un progrès. En tout cas, il est présenté ainsi dans notre système universitaire. Ah, la rationnalité, Descartes, les Lumières opposés à l'obscurantisme, aux ordalies, à une casuistique présentée comme arbitraire. Ah, comme cela est beau !
J'y est donc toujours souscrit : le droit positif, c'est bien ! Là est le seul rempart contre tout arbitraire.
Enfin, depuis quelque temps, je dois bien confesser que je commence à nourrir de sérieux doutes. La loi sert petit à petit d'unique morale à notre cité, soumise aux enjeux de l'émotion, des lobbys et d'une majorité parfois de circonstances. Et quand certaines voix s'élèvent au nom des vertus et de la morale, il est toujours un discours -le plus facile à notre époque- pour crier à l'ordre moral... Ce qui soit-dit en passant n'est qu'un ordre moral à l'envers.

Avec la morale, avec la notion même de vertu, la vertu de justice disparaît elle aussi lentement mais sûrement au profit d'un positivisme achevé qui fait du bien le mal et du mal le bien, simplement parce que la loi le dit.

Sans entrer dans un débat complexe, l'avortement ou IVG est un débat à fort enjeu philosophique et moral. Il serait donc idiot d'essayer en quelques lignes de le traiter ici. En revanche, il permet d'illustrer la limite du positivisme.

Pour caricaturer, l'avortement, pendant très longtemps, c'était mal.
Par exemple, en 1960 encore, les prostituées refusaient dans les cours de prison de parler avec les 'faiseuses d'ange' ! Qui peut le concevoir aujourd'hui...
De nombreux débats et bien des années après, c'est devenu permis.
Quelques débats et quelques années de plus ont porté la dépénalisation au rang de 'droit' (en tout cas dans les médias car la loi ne dit pas cela).
Aujourd'hui, c'est celui qui ne vénère pas comme une idole cet édifice législatif et qui ose introduire quelques remarques ou observations sur ce 'droit' qui passe pour le pécheur dans le corps social.

Ce chemin parcouru du mal au bien par le fait de la loi, des lobbys, des revendications et des remontées du corps social peut demain (après après demain, plutôt...) être parcouru en sens inverse. Sauf à croire comme le faisaient les grandes idéologies nées au 19ème et épanouies au 20ème siècle que l'homme court toujours plus avant vers un monde de progrès et que le retour en arrière n'est pas possible ou simple accident conjoncturel.

Pourtant, certaines personnes continuent à croire que cela est moralement condamnable sans être pour autant des affreux méchants-pas beaux-Saint-Louis.jpgsûrement extrêmistes. Même s'ils ne nient pas la 'détresse' possible de la femme face à une grossesse non désirée, ils s'attachent souvent à une seule question. Quelle est la nature des cellules détruites par l'acte médical nommé IVG ?

De cette réponse, ils tirent une réponse morale. Celle-là même que la loi, dans un système positiviste, entend nécessairement remplacer, sans y parvenir.

Nous voilà désormais avec des lois qui disent la morale, qui disent la vertu et qui peuvent sembler injustes à une partie du corps social. Vous me direz : voilà qui n'est pas nouveau ! Pensons à Antigone et Créon.

Hasard des lectures, je n'ai pas rencontré Antigone, mais je tiens enfin l'aphorisme qui me manquait pour traduire ce trouble, ce doute face au positivisme juridique.

"Avant qu'il y eut des lois faites, il y avait des rapports de justice possibles, dire qu'il n'y a de juste ni d'injuste que ce qu'ordonnent ou défendent des lois positives,  c'est dire qu'on eut tracé le cercle dont tous les rayons n'étaient pas égaux."

MONTESQUIEU (Esprit des Lois I-1)

Ca ne remonte pas à hier.
Peut-être qu'en route vers la Perse, il rencontra un Pikkendorff...

Par Pfiffer
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